Acupuncture, digipuncture ou irradiation : quelles différences ?
Acupuncture, digipuncture ou irradiation : quelles différences ?
Ces trois approches ont en commun de s’intéresser à la stimulation de points précis du corps, mais elles utilisent des techniques différentes.
Pour commencer cette présentation de ces trois méthodes, voici un tableau récapitulatif :
| Approche | Comment fonctionne-t-elle ? | Utilise des aiguilles ? | Particularité |
|---|---|---|---|
| Acupuncture | Des aiguilles sont placées sur des points précis du corps selon les principes de l’acupuncture traditionnelle. | Oui | C’est la méthode historique de la médecine traditionnelle chinoise. |
| Digipuncture | Une pression est exercée avec les doigts sur certains points du corps. | Non | Elle reprend certains principes de l’acupuncture sans utiliser d’aiguilles. |
| Irradiation | Certains points sont stimulés à l’aide d’un dispositif, par exemple par des impulsions électriques ou un rayonnement lumineux de faible intensité, selon la technique utilisée. | Non | Elle constitue une approche sans aiguille, avec un dispositif de stimulation. |
Comment choisir entre ces approches ?
Le choix dépend notamment de la méthode que vous souhaitez découvrir, de votre sensibilité aux aiguilles et de la formation de la personne qui la pratique.
Ainsi, si vous souhaitez découvrir l’approche traditionnelle avec des aiguilles, l’acupuncture correspond à la méthode la plus connue.
Si vous préférez une stimulation manuelle, la digipuncture peut constituer une approche différente à explorer.
Et si vous souhaitez plutôt faire appel à un dispositif autre qu’une stimulation manuelle ou à des aiguilles, pensez à l’irradiation.
Notez que ces pratiques ne doivent pas être considérées comme interchangeables, car leurs principes, leurs techniques et leurs cadres de pratique peuvent différer.
Et pour vous aider à choisir, voici maintenant une présentation de chaque méthode, ainsi qu’une bibliographie.
Acupuncture ou acuponcture : définition

D’acus, aiguille et de punctura, piqûre, l’acupuncture est un traitement médical issu de la Médecine Traditionnelle Chinoise ou MTC.
La méthode consiste à introduire des aiguilles dans certains points du corps, appelés points d’acupuncture, situés le long des méridiens afin d’assurer en finalité le bon fonctionnement des organes.
Elle est basée sur le concept de l’énergie vitale appelé le qi (ou chi…) et elle régule les fonctions vitales de l’organisme en jouant sur les deux aspects opposés d’un même phénomène, le yin et le yang (dont nous parlons dans un autre article de notre dictionnaire en ligne).
C’est en intervenant sur les points d’acupuncture que le thérapeute (acupuncteur) peut influencer le parcours du qi, restaurer un certain équilibre entre le yin et le yang et par conséquent la santé du malade.

L’acupuncture est-elle sans danger ?
Comme toute pratique impliquant une intervention sur le corps, l’acupuncture nécessite certaines précautions.
La sécurité dépend notamment de la formation de la personne qui la pratique, du respect des règles d’hygiène et des conditions dans lesquelles les aiguilles sont utilisées.
Dans son expertise scientifique consacrée à l’efficacité et à la sécurité de l’acupuncture, publiée en 2014, l’Inserm indique que les risques d’effets indésirables graves semblent extrêmement limités lorsque la pratique est exercée dans un contexte occidental correctement encadré.
L’organisme souligne toutefois que l’évaluation de l’efficacité varie selon les indications.
En effet, les données sont notamment favorables pour certaines douleurs chroniques ainsi que pour les nausées et les vomissements, tandis que les conclusions sont moins tranchées pour de nombreuses autres indications.
Il est donc important de considérer l’acupuncture comme une pratique pouvant, dans certaines situations, être envisagée en complément d’une prise en charge médicale, et non comme un remplacement systématique de celle-ci.
Pour le dire autrement, en cas de problème de santé, de traitement en cours ou de situation particulière, demandez conseil à un·e professionnel·le de santé avant d’avoir recours à cette pratique.
Bibliographie
- Dictionnaire pratique de l’acupuncture et de l’acupressure de P. Crépon aux éditions Sully Eds.
- L’acupunc. – comprendre, prévenir, guérir de P. Mole aux éditions J’ai Lu.
- L’acupunc. – des aiguilles à l’automassage des points chinois de G. Grigorieff aux éditions Organisation.

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Digipuncture ou digitopuncture : définition
Cette thérapie manuelle, que l’on nomme aussi acupressure, acupression ou encore Jin shin dô (d’autres termes sont également à découvrir), qui s’appuie sur les théories de l’acupuncture, a remplacé les aiguilles par l’utilisation des doigts.
Ainsi, les doigts (le bout principalement mais pas uniquement) sont utilisés pour exercer des pressions au niveau de points précis le long des méridiens afin de stimuler ou harmoniser le flux d’énergie vitale, appelé pour rappel le qi.

Que dit la recherche sur l’acupression ?
L’acupression fait l’objet de recherches scientifiques dans différents contextes.
Par exemple, une étude publiée en 2018 dans la Revue canadienne de nursing oncologique s’est intéressée à l’utilisation de l’acupression pour réduire les nausées et les vomissements chez des personnes recevant une chimiothérapie.
Dans cette étude menée auprès de 40 patient·e·s, le groupe ayant bénéficié d’une intervention d’acupression a présenté des symptômes moins intenses que le groupe témoin au cours des trois jours d’évaluation.
Les résultats étaient donc statistiquement significatifs.
Ceci dit, si ces résultats sont intéressants ils doivent malgré tout être interprétés avec prudence, car l’étude porte sur un nombre limité de participant·e·s et sur une situation médicale précise.
En d’autres termes, elle ne permet donc pas de conclure à une efficacité générale de l’acupression pour l’ensemble des symptômes ou des problèmes de santé.
Cette étude illustre néanmoins l’intérêt porté à l’acupression comme approche complémentaire non médicamenteuse dans certains contextes.
Mais là non plus, elle ne doit pas se substituer aux traitements prescrits et, en cas de problème de santé, il est recommandé d’en parler avec un·e professionnel·le de santé.
Bibliographie digipuncture :
- L’acupressure de J. Sandifer aux éditions J’ai Lu.
- Dictionnaire pratique de l’acupuncture et de l’acupressure de P. Crépon aux éditions Sully Eds.
Irradiation : définition
On en parle rarement mais il existe une alternative à l’acupuncture et il s’agit de l’irradiation.
En effet, il semble possible de reproduire les effets de stimulation de l’acupuncture par des impacts électriques (impulsions basse fréquence de courant alternatif) ou par un rayonnement laser de faible intensité.
Ces deux techniques offrent notamment le gros avantage d’éliminer la peur de la piqûre qui reste encore bien présente chez de nombreux patients.

FAQ : acupuncture, digipuncture et irradiation
Quelle est la différence entre acupuncture et digipuncture ?
L’acupuncture utilise des aiguilles placées sur des points précis du corps, tandis que la digipuncture, également appelée acupression ou acupressure, utilise principalement les doigts pour exercer une pression sur certains points. La digipuncture s’inspire donc de certains principes de l’acupuncture, sans utiliser d’aiguilles.
La digipuncture fait-elle mal ?
Puisqu’elle ne nécessite pas d’aiguilles, le risque de douleur est limité. Ceci dit, la sensation peut varier selon les points stimulés, la technique utilisée et la sensibilité de chaque personne.
Qu’est-ce que l’irradiation en acupuncture ?
Dans le contexte présenté dans cet article, l’irradiation désigne une méthode de stimulation de certains points à l’aide d’un dispositif. Selon les techniques utilisées, cette stimulation peut notamment faire appel à des impulsions électriques de faible fréquence ou à un rayonnement lumineux de faible intensité.
Peut-on pratiquer la digipuncture soi-même ?
Certaines techniques de pression sur des points peuvent être apprises dans un cadre personnel. Cependant, apprendre à identifier les points et à utiliser correctement une méthode demande un apprentissage sérieux. Une formation permet notamment de mieux comprendre les principes de la technique et ses limites.
Comment choisir entre acupuncture, digipuncture et irradiation ?
Il n’existe pas une réponse unique. Le choix peut dépendre de la méthode recherchée, de la sensibilité de chaque personne aux aiguilles, de ses objectifs et de la formation du ou de la praticien·ne. Il est également important de se renseigner sur les compétences de la personne qui propose l’accompagnement et sur le cadre réglementaire applicable.
Ces pratiques peuvent-elles remplacer un traitement médical ?
Ces approches ne doivent pas conduire à interrompre ou à modifier un traitement médical sans l’avis d’un·e professionnel·le de santé. Pour le dire autrement, elles peuvent relever, selon les méthodes et les contextes, d’une démarche complémentaire de bien-être ou d’accompagnement, mais elles ne remplacent pas un diagnostic ni une prise en charge médicale lorsque celle-ci est nécessaire.
Pour aller plus loin
Si le sujet vous intéresse et que vous avez envie d’aller plus loin, nous vous recommandons de vous orienter également vers l’étude de certains massages énergétiques : Amma, Shiatsu, Do in (notamment proposé par certains praticiens shiatsu entre deux séances)… Voir aussi la réflexologie et, à ce propos, avez-vous déjà découvert notre formation en ligne et à distance permettant de devenir praticien en réflexologie plantaire ?
Dernière mise à jour de cet article le 07 octobre 2026.






