Coaching de vie : pourquoi conjuguer sa vie au verbe être ?
Coaching de vie : que peut-il apporter lorsqu’on souhaite changer certaines habitudes, retrouver de la légèreté ou simplement mieux vivre son quotidien ?
Et comment passer de l’envie de changer à des actions concrètes ?
Le coaching de vie peut être envisagé comme un accompagnement vers un objectif personnel :
- mieux comprendre ce qui ne convient plus,
- clarifier ses priorités
- et expérimenter de nouvelles façons d’avancer.
Il ne s’agit pas nécessairement de bouleverser toute son existence.
Parfois, quelques ajustements suffisent pour retrouver davantage de cohérence entre ce que l’on vit, ce que l’on ressent et ce que l’on souhaite réellement.
Dans cette démarche, une question peut notamment servir de fil conducteur : est-ce que je cherche principalement à avoir davantage, ou à être davantage moi-même ?
C’est précisément cette réflexion qui se trouve au cœur de l’approche développée dans cet article.
5 étapes pour commencer un coaching de vie
Commencer une démarche de coaching de vie ne signifie pas forcément avoir un problème à résoudre.
On peut aussi souhaiter faire le point, préparer un changement, sortir d’une routine ou mieux comprendre ce qui donne réellement du sens à son quotidien.
Voici cinq étapes pour amorcer cette réflexion.
1. Faire le point sur sa situation
Avant de chercher des solutions, il est utile de prendre le temps d’observer sa situation actuelle :
- Qu’est-ce qui fonctionne bien ?
- Qu’est-ce qui pèse ?
- Quelles sont les habitudes qui apportent de l’énergie et celles qui, au contraire, donnent l’impression de tourner en rond ?
Ce bilan peut concerner différents domaines :
- vie personnelle,
- relations,
- travail,
- organisation quotidienne,
- loisirs,
- environnement
- ou encore projets.
L’objectif n’est pas de dresser une liste de tout ce qui ne va pas, mais de prendre conscience de sa réalité actuelle.
Cette première étape permet de distinguer les difficultés ponctuelles de ce qui constitue une véritable insatisfaction.
2. Identifier ce que l’on souhaite changer
Une fois ce constat établi, il devient possible de préciser ce que l’on souhaite réellement faire évoluer.
« Je veux changer de vie » est une intention intéressante, mais trop vaste pour devenir facilement un objectif concret.
Il peut être plus utile de se demander : qu’est-ce que je voudrais vivre différemment dans les prochaines semaines ou les prochains mois ?
Le coaching de vie permet justement de transformer une impression générale en pistes de travail plus précises.
Par exemple, une personne qui se sent constamment débordée peut découvrir que son véritable objectif n’est pas simplement de « faire moins », mais d’apprendre à mieux définir ses priorités et à accepter de ne pas tout contrôler.
3. Clarifier ses besoins et ses priorités
Nous pouvons parfois poursuivre des objectifs qui ne correspondent plus réellement à nos besoins.
Certaines décisions sont prises parce qu’elles semblent attendues par l’entourage, parce qu’elles correspondent à une certaine image de la réussite ou simplement parce que nous avons pris l’habitude de fonctionner ainsi.
Prendre du recul permet alors de poser une question essentielle : qu’est-ce qui est vraiment important pour moi aujourd’hui ?
Cette clarification peut conduire à revoir certaines priorités, à simplifier son quotidien ou à réorienter une partie de son énergie vers ce qui compte réellement.
4. Expérimenter de nouvelles façons de fonctionner
Une prise de conscience n’entraîne pas automatiquement un changement.
Il faut ensuite expérimenter.
Changer une habitude, modifier son organisation, apprendre à dire non, consacrer davantage de temps à une activité importante ou ralentir son rythme sont autant de possibilités.
L’idée n’est pas de chercher immédiatement la solution parfaite.
Il s’agit plutôt de tester, d’observer les résultats et d’ajuster progressivement.
Cette dimension expérimentale est importante: le changement se construit souvent par petites étapes.
5. Se faire accompagner lorsque c’est utile
Il est tout à fait possible d’entreprendre certaines réflexions seul·e.
Mais un accompagnement extérieur peut apporter un cadre, un regard différent et une dynamique qui facilitent le passage à l’action.
Le rôle d’un·e coach de vie n’est pas de décider à la place de la personne accompagnée.
Il ou elle peut l’aider à clarifier sa situation, à formuler ses objectifs, à identifier ses ressources et à construire ses propres pistes d’action.
C’est dans cette perspective que le coaching de vie peut devenir un véritable espace de réflexion et d’expérimentation.
Besoin d’un accompagnement personnalisé ?
Si vous souhaitez travailler sur une problématique personnelle, clarifier un objectif ou être accompagné·e dans une période de changement, un coaching individuel peut vous permettre de bénéficier d’un regard extérieur et d’un cadre de travail adapté.
L’accompagnement proposé par Laurent Bertrel s’inscrit dans cette démarche : partir de votre situation, de vos besoins et de votre objectif pour vous aider à avancer concrètement.
Qu’en dit la science ?
Le coaching de vie fait également l’objet de recherches scientifiques, même si les études disponibles ne permettent évidemment pas de tirer des conclusions universelles sur toutes les formes de coaching et pour tous les publics.
Première étude scientifique
Une étude publiée en 2018 dans l’International Journal of Evidence Based Coaching and Mentoring s’est intéressée aux effets du life coaching auprès d’étudiant·e·s universitaires.
Les chercheur·euse·s ont analysé les résultats de 94 étudiant·e·s ayant bénéficié d’au moins trois séances de coaching, sur une période couvrant trois années universitaires.
Les participant·e·s ont été interrogé·e·s avant et après leur accompagnement sur plusieurs dimensions, notamment :
- la confiance en soi,
- la capacité à définir et atteindre des objectifs,
- la connaissance de leurs valeurs,
- leur sentiment d’avoir un objectif de vie
- et leur satisfaction concernant leur orientation universitaire.
Les résultats montrent une progression statistiquement significative dans les sept domaines étudiés.
La confiance en soi est notamment celle qui a enregistré la plus forte progression dans cette étude, devant la satisfaction concernant le choix de la filière d’études, la confiance dans ce choix et la confiance dans la capacité à définir et atteindre ses objectifs.
Ces résultats sont intéressants car ils rejoignent certains des objectifs généralement associés au coaching de vie :
- mieux identifier ses ressources,
- clarifier ses priorités,
- définir des objectifs
- et passer à l’action.
Ils doivent toutefois être interprétés avec prudence : les participant·e·s avaient choisi volontairement de bénéficier d’un coaching et les résultats reposaient notamment sur leurs propres déclarations.
Cette étude montre donc une association encourageante entre l’accompagnement et plusieurs indicateurs d’évolution, mais elle ne permet pas à elle seule de conclure que le coaching est efficace de la même manière pour tout le monde.
Deuxième étude scientifique
Une étude publiée en 2025 sur les comportements favorisant une relation de coaching de qualité dans l’American Journal of Lifestyle Medicine, apporte un autre éclairage.
Watkins et ses collègues s’intéressent notamment aux comportements qui contribuent à une relation de coaching de qualité.
Leur analyse met en avant l’importance d’une relation de confiance, des stratégies motivationnelles, de l’auto-exploration et de la définition d’objectifs porteurs de sens.
Les auteur·rice·s soulignent également qu’un accompagnement doit rester adapté aux besoins de la personne : lorsque la relation devient peu productive ou que les compétences du/de la coach ne correspondent plus à la situation, une orientation vers un·e autre professionnel·le peut être pertinente.
Ces travaux permettent donc de retenir une idée essentielle : le coaching de vie ne consiste pas simplement à donner des conseils.
La qualité de la relation d’accompagnement, la capacité à favoriser l’autonomie et la définition d’objectifs adaptés occupent une place importante dans le processus.
Et c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles se former au coaching peut être pertinent pour les personnes qui souhaitent accompagner professionnellement.
Coaching de vie : pourquoi conjuguer sa vie au verbe être ?
Coaching de vie : verbe avoir ou verbe être…, à vous de choisir !
Dans un article précédent traitant également du coaching de vie j’ai répondu à la question suivante : comment faire lorsque son conjoint cherche à toujours tout planifier ?
Aujourd’hui je vais vous proposer une astuce simple et très efficace pour mettre de la légèreté dans votre existence – et pas seulement dans votre vie de couple -, il s’agit d’apprendre à conjuguer votre vie au verbe être.
Voici pourquoi et comment faire…
Pourquoi conjuguer sa vie au verbe être ?
L’une des clés en coaching de vie pour mettre de la légèreté dans son existence (et notamment dans son couple), est de conjuguer sa vie au verbe être et non plus au verbe avoir.
Les personnes qui possèdent de nombreux objets :
- meubles,
- livres,
- vêtements,
- produits de beauté,
- etc.
ne se rendent pas toujours compte qu’elles sont finalement possédées par ces objets et que cette possession alourdie considérablement leur existence :
- nettoyage,
- réparation,
- rangement,
- peur de perdre l’objet ou de se le faire voler,
- obligation de le changer pour rester dans le coup et ne pas avoir l’air démodé,
- obligation de travailler plus pour gagner plus et ainsi payer les nouveaux objets…
Avec les manies c’est d’une certaine manière la même chose, car une personne est possédée par ses habitudes, gouvernée par ses conditionnements, et se retrouve ainsi bien loin de la liberté d’agir, indépendante et spontanée.
L’individu fonctionne alors comme une marionnette à fils…
Il s’emmêle et n’est pas lui-même puisqu’il agit – ou plutôt réagit – en fonction de ses manies.
Englué dans ses limitations, il n’a d’autre choix pour vivre mieux que de se libérer de ses fils.
Quelques conseils pour débuter votre coaching de vie
Avec le coaching de vie vous avez plusieurs possibilités et voici quelques orientations à étudier dès maintenant !
1. Changez votre environnement
Faire le ménage dans sa maison est une bonne chose, car c’est une façon concrète de faire de même dans son esprit ainsi que dans sa vie.
Alors que changer sa décoration et ses meubles de place de manière quasi compulsive est une façon de lutter contre certaines peurs : comme celle d’être inactif ce qui résonne dans l’esprit de certains comme être inutile voire, inexistant…
2. Changez de rythme
Toujours en activité, la personne est comme un hamster courant en rond frénétiquement dans sa roue pour assouvir une pulsion (exister, avoir de l’importance – ou avoir une excuse pour ne pas assumer l’essentiel par manque de temps trop occupé à courir dans tous les sens…).
Ce dernier le fait par nécessité absolue pour survivre dans sa petite cage.
Pour pouvoir se débarrasser de cette roue épuisante, il lui faut un environnement plus grand, moins limité donc moins limitant.
3. Changez d’horizon
En élargissant l’horizon, en épurant l’environnement, en sortant de ses habitudes, nous permettons aux bonnes choses de s’installer en remplaçant la roue.
Nous donnons une chance au changement, à la légèreté et au positif de venir à nous et de s’installer en nous.
L’idée est donc de prendre le temps de ranger sa maison, de triller ses placards et de se débarrasser de l’inutile pour sortir de la spirale infernale / cercle vicieux :
« Je possède donc j’existe » / « Je suis utile donc j’existe ».
4. Mettez vous à la sobriété heureuse
Nous entrons alors dans ce que nous pouvons nommer la sobriété heureuse par la simplicité volontaire.
D’une certaine manière, nous préconisons là le symptôme (ranger, déplacer les meubles…) mais avec la nécessité de se concentrer sur l’essentiel, sur l’utile.
L’idée est aussi de sortir de la roue le plus souvent possible en ralentissant son rythme et en prenant son temps.
La pratique de certaines méthodes comme le Qi Gong, le Tai Chi ou encore le Yin Yoga sont à privilégier.
Car, à la différence de la relaxation passive (où l’on ne bouge pas), nous restons actif dans un mouvement considérablement ralenti ce qui, à terme, nous permet de nous réapproprier notre vie en cultivant le lâcher-prise.
C’est-à-dire ici en renonçant à vouloir tout contrôler puisque finalement que contrôlons-nous vraiment ?…
La réponse est simple : RIEN !
Du moins si on accepte de sortir de l’illusion du contrôle et d’entrer dans la réalité du lâcher prise.
5. Lâchez prise
Bien entendu, il existe de nombreuses possibilités d’apprendre à lâcher-prise.
Ainsi, si ce type de pratique ne vous convient pas vraiment, apprenez simplement à vous faire du bien, ici et maintenant.
Pour cela, il suffit de faire la liste de ce qui vous fait du bien :
- prendre un thé ou un bain chaud et parfumé,
- faire une promenade,
- etc. (idéalement cette liste ne doit dépendre que de vous et pas des autres ou de votre budget).
Puis, plusieurs fois par semaine, au lieu de déplacer tous les meubles de votre appartement, piochez dans cette liste et faites-vous du bien ! (si possible d’une manière spontanée…).
6. Faites-vous plaisir
Apprendre à se faire plaisir, à être présent ici et maintenant, est un excellent moyen d’être à l’écoute de ses besoins, de ses sensations, de ses émotions…
Et, par ricochet, d’être réellement à l’écoute des autres donc d’être en harmonie avec son environnement grâce à une attitude respectueuse du rythme et des réels besoins de chacun…
7. Expérimentez le coaching de vie !
Vous avez là une piste importante pour coacher votre vie et ainsi mieux la gérer en suivant le chemin du développement personnel menant à l’épanouissement et au bonheur.
Vous pouvez continuer votre route en solo, en passant d’un article à un autre, ou bien vous faire accompagner dans le cadre d’un coaching de vie, en séance individuelle ou à distance.
Pour ce faire, n’hésitez pas à contacter le coach de vie Laurent Bertrel en lui indiquant votre objectif ou à utiliser l’un de ses nombreux ouvrages :
- livres,
- cd,
- dvd,
- programmes e-learning,
- jeux.
N’attendez plus : essayez dès maintenant le coaching de vie avec Laurent !
Pourquoi se former au coaching de vie ?
Seconde partie de cet article, pourquoi se former au coaching de vie ?
Le coaching de vie ne concerne toutefois pas uniquement les personnes qui souhaitent bénéficier d’un accompagnement.
C’est également un domaine dans lequel il est possible de se former pour développer ses compétences et accompagner d’autres personnes.
Cette perspective peut intéresser des professionnel·le·s de l’accompagnement qui souhaitent enrichir leur pratique, mais aussi des personnes qui envisagent une nouvelle orientation ou qui souhaitent donner une dimension supplémentaire à leur activité.
1. Acquérir une méthode
Avoir de l’écoute, de l’empathie et l’envie d’aider les autres constitue une bonne base.
Mais accompagner une personne dans une démarche de changement ne repose pas uniquement sur la bonne volonté.
Une formation permet de découvrir des méthodes, des outils et une structure d’accompagnement.
Elle aide également à mieux comprendre comment conduire un échange, clarifier une demande et favoriser l’autonomie de la personne accompagnée.
2. Développer ses compétences relationnelles
Se former au coaching de vie, c’est aussi apprendre à mieux écouter et à poser des questions qui permettent à l’autre de progresser dans sa réflexion.
Il ne s’agit pas de fournir systématiquement des réponses ou de donner des conseils.
Le travail consiste davantage à créer les conditions permettant à la personne de trouver ses propres réponses et de devenir actrice de son évolution.
Ces compétences peuvent être utiles dans de nombreux contextes professionnels et humains.
3. Donner un cadre à sa pratique
Lorsqu’on souhaite accompagner professionnellement, il est important de ne pas improviser ses interventions.
Une formation peut notamment aider à construire un cadre clair :
- définir les objectifs,
- organiser les séances,
- suivre les avancées
- et savoir adapter son accompagnement aux besoins de chaque personne.
Cette structuration contribue à professionnaliser sa pratique et à développer une posture cohérente.
4. Se spécialiser ou compléter son activité
Le coaching de vie peut également venir compléter une activité existante.
Des professionnel·le·s déjà engagé·e·s dans l’accompagnement, la formation, le conseil ou les ressources humaines peuvent chercher à développer de nouvelles compétences relationnelles et méthodologiques.
La formation de coach de vie peut alors être envisagée non pas comme une rupture avec son parcours, mais comme une nouvelle corde à son arc.
5. Passer de l’envie d’aider à une véritable compétence
Enfin, se former permet de transformer une motivation personnelle en démarche structurée.
Vouloir aider est une intention, savoir accompagner est une compétence qui se travaille.
C’est tout l’intérêt d’une formation au coaching de vie :
- prendre le temps d’acquérir des connaissances,
- d’expérimenter des outils
- et de réfléchir à sa posture afin de construire progressivement sa propre pratique.

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Deux façons d’aborder le coaching de vie
Le coaching de vie peut donc ouvrir deux chemins complémentaires.
Le premier consiste à être accompagné·e : lorsque vous souhaitez faire le point, dépasser une difficulté, clarifier un objectif ou mettre en place un changement dans votre quotidien, l’accompagnement individuel peut vous aider à avancer avec un cadre et un regard extérieur.
Le second consiste à se former pour accompagner : si vous souhaitez développer vos compétences, enrichir votre activité ou vous orienter vers le coaching, une formation peut vous permettre d’acquérir une méthode et de construire progressivement votre posture professionnelle.
Dans les deux cas, le point de départ reste le même : une envie d’évolution et la volonté de passer de la réflexion à l’action.
En résumé
Vous souhaitez faire évoluer votre propre vie ?
Le coaching de vie peut vous offrir un espace pour clarifier votre situation, définir vos priorités et expérimenter de nouvelles façons d’avancer.
Vous pouvez entreprendre cette réflexion seul·e ou choisir de bénéficier d’un accompagnement.
Vous souhaitez accompagner d’autres personnes ?
Une formation au coaching de vie peut vous permettre de développer une méthode, une posture et des compétences spécifiques pour construire votre pratique.
Et dans les deux situations, il ne s’agit pas nécessairement de tout changer.
Parfois, le véritable changement consiste simplement à identifier ce qui compte vraiment, à alléger ce qui n’est plus nécessaire et à retrouver davantage de liberté dans ses choix.
C’est peut-être cela, finalement, conjuguer sa vie au verbe être : ne plus chercher uniquement à accumuler, contrôler ou accomplir, mais apprendre progressivement à être davantage en accord avec soi-même.
Texte publié le 13 avril 2015 et mis à jour le 8 septembre 2026.






