Interview

Je consomme donc je suis !

L’article Je consomme donc je suis ! a été mis en ligne le 08 mars 2011 et mis à jour le 17 novembre 2025.

Je consomme donc je suis !

Oui, je consomme donc je suis, du moins c’est l’impression que cela donne, mais est-ce vraiment le cas ?

En fait, je consomme donc je suis est le message pour être, et gare au has been qui n’a pas acheté le nouveau truc ou le dernier machin à la mode.

Une mode qui justement n’est déjà plus à la mode lorsqu’elle est à la mode. Vous me suivez ?..

Eh bien oui, celui qui suit la mode est toujours en train de courir derrière un train qui ne s’arrête jamais et qui en plus peut en cacher un autre.

Il est donc dans un mouvement perpétuel qui le happe, l’emprisonne pour ne plus le libérer.

Une sorte de train train quotidien ou de spirale infernale qui en fait une victime consentante et heureuse de perdre son souffle, son temps et son argent à vouloir être comme les autres plutôt que de chercher à être soi-même…

« Etre dans le vent, c’est l’idéal des feuilles mortes. » Jean Guitton

Qui suis-je ?
Qui suis-je ?

Qui suis-je ? Suis-je une feuille morte ?

La feuille morte vit sa destinée sans se poser de questions.

Elle virevolte, voyage au gré des vents et tombe inexorablement.

Que deviendrait donc une feuille qui se pose des questions ?

  • Une feuille qui décide après réflexion ?
  • Une feuille qui cherche à donner à son chemin du sens et une direction ?

Elle deviendrait sans doute une feuille intelligente et souveraine.

Tiens, en écrivant ce texte, j’ai envie tout d’un coup de prendre le temps de me poser un peu et de sortir de toutes les spirales, de tous les cercles vicieux et même des soi-disant vertueux.

J’ai envie oui, mais comment faire pour transformer cette feuille d’automne en feuille autonome ?

Et si je prenais :

  • une feuille blanche, vierge d’idées préconçues et que je couchais là, sur le papier, le plan pour me libérer ?
  • enfin le temps, ici et maintenant, de créer ma feuille de route pour ne plus jamais prêter l’oreille aux feuilles de choux ?

Cela me donnerait la possibilité d’y voir plus clair sur ce que je veux réellement et du coup sur qui je suis vraiment ?

Cela me donnerait surtout l’opportunité, au lieu d’écrire un simple papier, d’accoucher d’une feuillette libre et indépendante.

Allez, je me lance.

Souhaitez moi bonne chance !

Et si vous aussi vous preniez enfin le temps, ici et maintenant…;-)

Sommes-nous responsables de notre société de consommation ?

Nous achetons, nous consommons et nous jetons pour acheter à nouveau.

Aujourd’hui, la durée de vie d’un vêtement de petite qualité est très courte.

Il en est de même pour d’autres produits que les médias nous vendent à tour de bras.

Notre sacro-sainte télévision ne fait pas que nous informer, nous éduquer, nous cultiver, nous amuser.

Elle nous pousse aussi à consommer.

Pire elle nous mâche le travail et nous dit ce que nous devons faire, acheter et même penser…

Ainsi formaté, comme hypnotisé, le gentil consommateur n’a plus qu’à jouer son rôle dans ce grand théâtre.

Nous achetons qui paye ?

Vous hésitez encore à changer ?

La résistance au changement n’est pas une fatalité et s’informer permet souvent au changement de s’installer.

C’est ce que j’ai ressenti en voyant le documentaire Nous achetons qui paye ?

Dans ce docu, on se demande notamment comment certaines entreprises peuvent-elles vendre un vêtement ou un autre produit de consommation aussi peu cher ?

Le but de l’entreprise est de faire des bénéfices pour vivre, se développer et dans certains cas rémunérer les actionnaires.

Généralement, celle-ci va donc chercher à vendre en quantité et le plus cher possible en réduisant ses charges au maximum.

Et pour obtenir des coûts faibles, le levier le plus utilisé n’est ni secret, ni nouveau :

  • il faut minimiser le coût de la main d’œuvre.

Avec la fameuse mondialisation, il est plutôt facile de se procurer des petites mains moins chers qu’en Europe.

Elles sont là, ouvertes et prêtes à recevoir une part du gâteau.

Mais ne s’agit-il pas plutôt de miettes ?..

Regardez ce documentaire réalisé en 2003 par Lotta Ekelund, car il est toujours d’actualité et ouvre l’esprit !

L’idée est d’avoir une réflexion sur notre rôle et notre responsabilité en tant que consommateur et sur la possibilité d’agir si la situation ne nous convient pas.

Si ce que tu as ne te convient pas, change !

Nous disons en PNL que si ce que tu as ne te convient pas, tu dois changer.

Nous avons tous et toutes la possibilité d’agir pour favoriser le changement.

Tous et toutes selon nos moyens, nos possibilités et surtout notre volonté…

Découvrez ce reportage sur la face cachée de la production des vêtements et des chaussures dans les pays du Sud.

Ce sont ces mêmes produits que nous retrouvons dans certains magasins juste à côté de chez nous.

Regardez, prenez conscience et agissez comme vous l’entendez…, mais en conscience, donc sans être victime de manipulation.

Et si vous hésitez encore à céder au changement, alors découvrez cette FAQ, puis les 6 bonnes raisons pour consommer autrement !

FAQ Je consomme donc je suis

1. Sommes-nous vraiment responsables de la société de consommation ?

Oui, en partie. Les entreprises produisent, mais c’est le·la consommateur·trice qui valide ou non leurs choix par ses achats. Ainsi, chaque acte d’achat est un vote silencieux qui façonne le marché.

2. Pourquoi avons-nous parfois l’impression d’être manipulés ?

La publicité, la télévision et les influenceur·se·s utilisent des stratégies psychologiques puissantes : désir de nouveauté, peur d’être « hors mode », valorisation sociale… Ces mécanismes poussent à acheter sans réfléchir.

3. Comment sortir de la spirale du toujours-plus ?

En commençant par observer ses automatismes, en ralentissant, en différant un achat de 24 à 48h, et surtout en se demandant : « est-ce que j’en ai réellement besoin ou est-ce une impulsion ? »

4. Peut-on consommer autrement sans se priver ?

Oui. Il ne s’agit pas de se frustrer, mais de privilégier la qualité, la durabilité, le local, l’occasion, le partage ou la réparation. On consomme mieux, pas moins.

5. Pourquoi est-ce si difficile d’aller contre la mode ?

Parce que la mode est conçue pour être éphémère. Elle fonctionne sur la peur d’être dépassé et sur l’envie d’appartenir à un groupe. En prendre conscience aide déjà à s’en libérer.

6. Comment savoir si je suis un consommateur ou une consommatrice « conscient·e » ?

Vous le devenez dès que vous vous posez des questions comme :

  • Pourquoi j’achète ?
  • D’où vient ce produit ?
  • En ai-je réellement besoin ?

Cette lucidité suffit à transformer en profondeur sa manière de consommer.

6 bonnes raisons de consommer avec modération

1. Sortir du pilotage automatique consommatoire

La consommation impulsive est souvent un réflexe conditionné par la publicité, la mode et la pression sociale. Consommer avec modération permet de reprendre la main et d’agir par choix, non par automatisme.

2. Retrouver du sens et de la liberté

En ralentissant le rythme des achats, on se recentre sur ce qui compte vraiment pour soi, plus pour les autres. Cela permet de ne plus être une « feuille morte » emportée par les vents du marketing, mais une personne qui choisit sa propre direction.

3. Économiser du temps, de l’énergie et de l’argent

Moins consommer, c’est moins travailler pour acheter, moins s’endetter, moins entretenir…, et plus de liberté pour créer, se reposer, s’épanouir ou être avec ses proches.

4. Résister à la mode et à la manipulation commerciale

La mode change plus vite que le consommateur ne peut suivre. Choisir la modération, c’est refuser d’être enfermé dans une spirale où l’objet acheté aujourd’hui est déjà dépassé demain (voir en plus obsolescence programmée).

5. Réduire l’encombrement physique et mental

Chaque objet acheté prend de la place, aussi bien chez soi que dans la tête. Moins d’accumulation, c’est plus de clarté, plus d’espace et plus de tranquillité d’esprit. Cela évite ainsi d’avoir à gérer son stress et son anxiété…

6. Agir concrètement pour une société plus durable

Consommer moins, c’est encourager des pratiques plus responsables, prolonger la durée de vie des produits, limiter les déchets et réduire l’impact sur l’environnement. Un geste individuel qui crée un mouvement collectif.

Laurent Bertrel est le fondateur d'Agoracadémie. Titulaire d'une licence en sciences humaines et sociales, d'une maîtrise et d'un master en psychanalyse, d'un master en études culturelles parcours études de genre, du DU connaissances générales de la personne âgée, il est aussi formé à différentes approches dont la PNL, la sophrologie, la relaxation, l'hypnose, le coaching, la méditation, les arts martiaux, etc. Auteur de plus de 40 ouvrages, dont 18 livres, il anime plusieurs formations sur Agoracadémie et répondra au message que vous allez laisser ci-dessous.

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