Génogramme

Génogramme : pourquoi et comment faire un arbre ?
Un génogramme est une représentation graphique, présentée sous la formation d’un diagramme.
Un diagramme sert à illustrer clairement les informations recueillies.
Ceci dans le but :
- de les organiser,
- de les expliquer,
- et de les structurer.
Cette illustration peut prendre la forme :
- d’un graphique en barres ou circulaire (diagramme en forme de camembert divisant les informations en secteurs ou en parts),
- d’un diagramme de Venn venant illustrer les relations entre plusieurs ensembles,
- ou encore d’un organigramme hiérarchisant une organisation.
Le génogramme en psychogénéalogie
En psychogénéalogie, le génogramme est aussi nommé génosociogramme,
Il prend généralement la forme d’un organigramme et l’organisation étudiée est ici la famille.
Celle de la personne (ci-après nommée sujet) venant consulter le ou la psychogénéalogiste est alors mise à plat pour mieux en étudier :
- les relations,
- les causes
- et les effets.
Pourquoi créer un génogramme ?
La création d’un génogramme permet :
- d’investiguer,
- d’interpréter,
- et de solutionner.
1/ L’investigation
C’est à partir du travail d’enquête, remontant toute la lignée sur au moins cinq générations, aussi bien du côté de la mère que du père, qu’une problématique est mise à jour.
Celle-ci prend souvent la forme d’une même situation répétitive d’une génération à l’autre :
- divorce au même âge que son père et avant lui son grand-père,
- abandons d’enfants à leur naissance,
- conduite addictive similaire,
- échec professionnel systématique,
- suicides…

Apprendre à faire un génogramme
Formation en psychogénéalogie à distance
2/ L’interprétation
C’est en identifiant cette répétition transgénérationnelle, que le ou la praticien·ne en psychogénéalogie agit.
Cela pour que le sujet puisse se libérer de son héritage psychologique.
Héritage qui, souvent par loyauté et fidélité inconscientes à la famille (et à un ascendant en particulier), conduit chaque génération à reproduire les mêmes actions.
Ou peut-être pas exactement la même, mais avec la même finalité (un suicide par exemple).
Bien sûr, si ces actions sont positives, il n’est pas question de s’en débarrasser.
Qui ne veut pas d’une réussite amoureuse ou financière ?
Puisqu’elles sont bénéfiques pour le sujet consultant et sa famille, inutile de s’en soucier.
Par contre, si elles sont néfastes, c’est-à-dire conduisant à la tristesse, puis au malheur engendrant la destruction (des relations, de soi ou des autres), alors il est nécessaire d’agir.
3/ La solution
L’action solution proposée par le ou la psychogénéalogiste est à réaliser par le sujet.
Il s’agît classiquement d’un acte symbolique, comme une lettre envoyée à telle personne, même décédée, pour lui dire ce qui doit l’être.
Avec ses propres mots, pour supprimer les maux.
L’acte peut sembler magique.
Psychomagique même, nous dit Alejandro Jodorowsky, l’artiste franco-chilien à l’origine de la psychomagie, soit une forme de thérapie symbolique combinant les éléments suivants :
- psychanalyse,
- art,
- chamanisme,
- et rituel.
Mais cet acte se veut aussi psychologique, voire psychanalytique, puisqu’il vient réécrire non l’histoire familiale, mais son interprétation inconsciente.
C’est ainsi que le passé familial peut être dépassé.
Pas en changeant l’histoire, ce qui est impossible puisqu’elle a définitivement eu lieu.
Mais en travaillant sur la manière dont celle-ci a été interprétée (potentiellement en dehors de toute réalité), puis intégrée inconsciemment, passant alors d’une génération à l’autre.
Nous écrivons passant, mais nous pourrions aussi écrire contaminant les générations futures, le néfaste pouvant alors se percevoir tel un virus ravageur, parfois tueur.
Les règles de base d’un génogramme
Il existe, en psychogénéalogie, des règles de base pour réaliser un génogramme.
Elles aident à cartographier un arbre psychogénéalogique.
Cela rapidement, ce qui est nécessaire lors du recueil d’informations pendant la première séance.
Et cela schématiquement, ce qui évite la prise de notes toujours fastidieuse et ne permettant pas d’être vraiment à l’écoute du sujet.
Pour ce faire, des pictogrammes sont utilisés.
Un pictogramme est un dessin simple et stylisé représentant :
- une idée,
- une action,
- ou encore une personne…
Voici quelques règles de base.
Celles-ci sont développées sur le site de la Communauté Internationale de Psychogénéalogie.

La rédaction :
- on démarre de la base de la feuille en plaçant le sujet et on remonte en plaçant les ascendants ;
- la femme est placée à droite et l’homme à gauche ;
- le passé se situe à gauche et l’avenir à droite ;
- la date d’un événement est notée sous chaque pictogramme (ou à côté s’il y a de la place), etc.
La pictogrammisation :
- le sujet prend la forme d’un carré ;
- la femme par un rond et l’homme par un triangle ;
- le mariage par un cœur ;
- une séparation par un trait et un divorce par deux traits ;
- un décès par une croix ;
- un avortement par l’acronyme I.V.G.,
- une fausse couche par F.C., etc.
Si vous souhaitez développer l’art de réaliser un génogramme, rendez-vous sur le site de la CIP (psychogenealogiste.org).
Et si vous voulez aller plus loin, pourquoi ne pas suivre une formation en psychogénéalogie ?
Il n’est pas indispensable de devenir praticien·n·e ou maître praticien·ne (5 certificats avec une seule formation), ce que propose notre école.
Vous pouvez être auditeur libre.
Cela vous permet de vous former, à moindres frais, pour vous-même et vos proches.
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