Qu’est-ce que la psychothérapie et comment choisir l’accompagnement qui vous correspond ?
Dans ce nouvelle article de notre dictionnaire en ligne, nous répondons à la question qu’est-ce que la psychothérapie, tout en vous guidant pour choisir non seulement la meilleure méthode, mais surtout la bonne personne.
Qu’est-ce que la psychothérapie ?
Le terme psychothérapie semble apparaître dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, dans un contexte où la médecine et la psychologie commencent à reconnaître l’influence des facteurs psychiques sur la santé globale.
L’essor de l’hypnose clinique, des premières approches dynamiques et, plus tard, des travaux de Sigmund Freud contribuent à structurer l’idée qu’une parole accompagnée, une relation thérapeutique et des interventions psychologiques peuvent produire des effets thérapeutiques réels.
Aujourd’hui, la psychothérapie désigne un ensemble de pratiques fondées sur des méthodes psychologiques validées et sur une relation professionnelle structurée.
Elle s’inscrit dans un cadre éthique et vise à soutenir la personne face à des difficultés :
- émotionnelles,
- comportementales,
- relationnelles
- ou existentielles.
Contrairement à une simple discussion ou à un soutien informel, la psychothérapie repose sur plusieurs éléments essentiels :
- un cadre défini (durée, fréquence, confidentialité),
- des objectifs explicites,
- et l’utilisation de modèles théoriques permettant de comprendre la souffrance et d’accompagner le changement.
Ses finalités sont multiples.
En effet, elle peut contribuer à atténuer des symptômes psychiques tels que l’anxiété, la dépression ou les troubles du stress, mais aussi agir indirectement sur certaines manifestations corporelles influencées par le vécu émotionnel :
- fatigue chronique,
- tensions somatiques,
- troubles psychosomatiques.
Par ailleurs, elle favorise souvent une meilleure régulation émotionnelle, une compréhension accrue de soi, une meilleure gestion de la communication interpersonnelle et une évolution des schémas relationnels.
Dans une perspective préventive, la psychothérapie peut également renforcer les ressources personnelles, améliorer l’adaptation aux transitions de vie et soutenir le développement d’une plus grande autonomie psychique.
Elle devient alors un espace de réflexion, de mise en sens et de transformation, au-delà du seul traitement de la souffrance.
Quelles sont les différentes psychothérapies ?
Il n’existe pas une psychothérapie unique, mais une diversité d’approches, chacune reposant sur une conception particulière de la souffrance psychique et du changement.
Ainsi, il existe différents types de psychothérapie et voici les principales :
- psychothérapie psychanalytique,
- psychothérapies non analytiques,
- approches systémiques et de la communication,
- orientations humanistes non directives,
- approches psychocorporelles.
Même s’ils sont tous autonomes, il faut les envisager comme des méthodes capables de s’associer les unes aux autres pour décupler leurs effets et favoriser la réussite.
Thérapies analytiques
Inspirées de la psychanalyse fondée par Sigmund Freud, les thérapies analytiques reposent sur l’idée que nos difficultés actuelles prennent souvent racine dans des conflits inconscients, des expériences passées ou des schémas relationnels précoces.
L’objectif n’est pas seulement de supprimer un symptôme, mais de comprendre ce qui se joue en profondeur.
Le travail thérapeutique peut inclure notamment :
- l’exploration de l’histoire personnelle et familiale,
- la compréhension des mécanismes de défense,
- l’analyse des répétitions de vie,
- l’étude des rêves, fantasmes et émotions,
- le travail sur le transfert et la relation thérapeutique.
Cette approche favorise une transformation durable, car elle agit sur les causes plutôt que sur les manifestations visibles.
Elle est particulièrement adaptée lorsque :
- les difficultés sont anciennes ou répétitives,
- un mal-être persiste sans cause identifiable,
- la personne souhaite mieux se connaître,
- des conflits identitaires ou relationnels sont présents.
Ces thérapies demandent souvent du temps, mais elles permettent une évolution en profondeur et une plus grande liberté psychique.
TCC (thérapies cognitivo-comportementales)
Développées notamment par Aaron Beck, les TCC reposent sur l’idée que nos pensées influencent nos émotions et nos comportements.
Elles s’intéressent donc à ce qui se passe ici et maintenant, plutôt qu’à l’exploration approfondie du passé, comme en psychanalyse.
Le travail consiste brièvement à :
- identifier les pensées automatiques négatives,
- modifier les croyances limitantes,
- expérimenter de nouveaux comportements,
- apprendre des techniques de régulation émotionnelle,
- réaliser des exercices concrets entre les séances.
La thérapie est généralement structurée, collaborative et orientée vers des objectifs précis.
Les TCC sont particulièrement efficaces pour :
- les troubles anxieux,
- les phobies,
- la dépression légère à modérée,
- les TOC,
- les troubles du sommeil,
- la gestion du stress, etc.
Elles conviennent bien aux personnes qui apprécient une approche active, concrète et pragmatique.
Thérapies brèves
Les thérapies brèves visent également un changement rapide et ciblé en mobilisant les ressources de la personne plutôt qu’en analysant longuement les causes du problème.
Elles partent du principe que la solution peut parfois être plus utile que l’explication.
Parmi les approches les plus connues :
- l’hypnose thérapeutique,
- la thérapie orientée solution,
- la programmation neuro-linguistique (PNL),
- l’EMDR,
- certaines formes de thérapie stratégique, etc.
Le ou la thérapeute adopte une posture active et aide la personne à expérimenter de nouvelles perceptions ou comportements.
Ces thérapies sont particulièrement adaptées lorsque :
- un blocage précis est identifié,
- un changement rapide est souhaité,
- la personne dispose déjà de ressources mais ne parvient pas à les mobiliser,
- une situation spécifique génère stress ou anxiété.
Elles peuvent également compléter d’autres formes de psychothérapie.
Approches humanistes
Influencées par Carl Rogers (voir psychothérapie centrée sur la personne), les approches humanistes reposent sur une vision profondément positive de l’être humain.
Elles considèrent que chaque personne possède en elle les ressources nécessaires pour évoluer, à condition de bénéficier d’un climat relationnel sécurisant et authentique.
Le ou la thérapeute privilégie notamment :
- l’écoute empathique,
- l’acceptation inconditionnelle,
- le développement du potentiel personnel,
- l’authenticité relationnelle,
- l’exploration des émotions vécues dans l’instant.
L’objectif n’est pas de diriger la personne, mais de l’accompagner dans un processus d’auto-découverte et de croissance.
Ces approches sont particulièrement utiles pour :
- l’estime de soi,
- l’affirmation personnelle,
- les difficultés émotionnelles,
- la quête de sens,
- le développement personnel.
Elles conviennent aux personnes recherchant un espace de compréhension, d’acceptation et d’évolution personnelle.
Approches systémiques
Les approches systémiques considèrent que la souffrance ne peut être comprise uniquement au niveau individuel, mais qu’elle s’inscrit dans un réseau de relations.
La personne est donc envisagée comme faisant partie d’un système incluant le couple, la famille et le milieu professionnel ou social.
Le travail thérapeutique explore notamment les :
- modes de communication,
- rôles et loyautés familiales,
- interactions répétitives,
- conflits relationnels,
- dynamiques transgénérationnelles.
L’objectif est souvent de modifier les interactions plutôt que la personne elle-même.
Ces approches sont particulièrement pertinentes pour :
- les difficultés familiales,
- les conflits relationnels,
- la thérapie de couple,
- les problématiques éducatives,
- les situations où plusieurs personnes sont impliquées.
Elles permettent fréquemment des changements rapides, car une modification relationnelle peut transformer l’ensemble du système.
Si vous voulez en savoir plus sur ces méthodes, elles sont présentées dans notre dictionnaire en ligne.

Comment choisir ?
Face à la multitude du choix, il n’est généralement pas facile de choisir.
Cependant, voici quelques pistes de réflexion pour faire votre choix.
Le choix d’une méthode dépend notamment de :
- votre problématique,
- votre sensibilité personnelle,
- vos attentes (compréhension, changement rapide, soutien, transformation profonde).
Certaines approches sont centrées sur le passé, d’autres sur le présent, d’autres encore sur les relations ou sur les ressources.
→ 5 points pour bien choisir :
- Clarifier votre objectif.
- Vérifier la formation du thérapeute.
- Identifier la méthode utilisée.
- Observer votre ressenti lors du premier entretien.
- Évaluer la clarté du cadre thérapeutique.
Mais l’essentiel est peut-être résumé dans cette phrase :
Si la méthode a son importance, le contact avec votre thérapeute reste primordial.
En effet, les recherches montrent que l’alliance thérapeutique constitue l’un des meilleurs prédicteurs d’efficacité :
- sentiment de sécurité,
- confiance,
- qualité d’écoute,
- sentiment d’être compris.
Alors, quel est votre choix ?
Expliquez-nous cela dans les commentaires !
Pourquoi réaliser une psychothérapie ?
Voici quelques exemples concrets :
- Franck entame une thérapie après un burn-out pour comprendre ses mécanismes de surinvestissement.
- Sophie consulte suite à des ruptures répétées et souhaite identifier ses schémas relationnels.
- Marc débute une thérapie pour gérer ses crises d’angoisse.
- Claire cherche à mieux se connaître après une transition professionnelle.
La psychothérapie peut donc être :
- un espace de réparation,
- un lieu de compréhension,
- et un levier de transformation.

Contact psy à distance
Laurent Bertrel
Les informations pratiques d’une séance
Voici les réponses aux questions pratiques que l’on se pose souvent au sujet d’une séance :
- Durée : 30 à 60 minutes.
- Fréquence : hebdomadaire (plusieurs fois par semaine en psychanalyse) ou bi-mensuelle.
- Coût : 35 à 100 €.
- Remboursement : certaines assurances ou mutuelles peuvent prendre en charge tout ou partie de la thérapie, beaucoup plus facilement lorsque le·la praticien·ne est médecin psychiatre.
- Format : cabinet, visio ou mixte.
Combien de temps dure une psychothérapie ?
Contrairement aux idées reçues :
- certaines thérapies durent quelques séances ;
- d’autres s’étendent sur plusieurs mois ;
- les approches analytiques peuvent durer plus longtemps (jusqu’à plusieurs années).
La durée dépend surtout de :
- l’objectif ;
- la profondeur du travail ;
- le rythme de la personne.
Quand consulter en psychothérapie ?
Beaucoup de personnes hésitent à consulter en pensant que leurs difficultés ne sont « pas assez graves ».
Pourtant, la psychothérapie n’est pas réservée aux troubles sévères.
Ainsi, vous pouvez envisager une thérapie lorsque :
- une souffrance émotionnelle persiste ;
- des schémas relationnels se répètent ;
- une transition de vie génère de l’anxiété ;
- vous ressentez une perte de sens ou de motivation ;
- un événement de vie reste difficile à intégrer.
Consulter tôt permet souvent d’éviter l’installation de difficultés plus profondes.
Quelle est la formation d’un·e psychothérapeute ?
En France, l’usage du titre de psychothérapeute est strictement encadré depuis la réforme introduite par l’arrêté du 8 juin 2010 conduisant au titre de psychothérapeute, intégré au Code de la santé publique et précisé par plusieurs décrets d’application.
Cette réglementation ne protège pas l’exercice de la psychothérapie en tant que pratique, mais réserve l’usage du titre aux professionnel·le·s inscrit·e·s sur le registre national des psychothérapeutes.
L’inscription suppose une formation universitaire de type master 2 (en psychologie ou en psychanalyse) et en psychopathologie clinique, ainsi qu’une formation pratique validée par un stage.
Toutefois, la loi prévoit des dispenses partielles ou totales pour certain·e·s professionnel·le·s déjà qualifié·e·s, notamment les médecins, les psychologues titulaires d’un master incluant une formation clinique suffisante, ainsi que les psychanalystes régulièrement inscrit·e·s dans une association reconnue.
Le dispositif vise principalement à garantir un niveau minimal de compétences en psychopathologie, afin de sécuriser l’orientation et la prise en charge des patient·e·s, en particulier lorsque des troubles psychiatriques nécessitent une évaluation médicale.
L’inscription est réalisée auprès des Agences Régionales de Santé (ARS), qui vérifient les diplômes, les formations complémentaires et les stages effectués.
Cette réglementation marque ainsi une tentative d’équilibre entre la pluralité des approches psychothérapeutiques et la protection du public.
Elle distingue clairement la reconnaissance administrative du titre, la diversité des méthodes thérapeutiques existantes, et la question de la formation personnelle et clinique souvent considérée comme indispensable dans de nombreuses écoles de psychothérapie.

Nos formations complémentaires
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Formations complémentaires
Parallèlement, certaines formations complémentaires enrichissent la pratique :
- communication interpersonnelle (PNL),
- accompagnement émotionnel (sophrologie),
- psychogénéalogie,
- approches relationnelles non-violentes, etc.
Ces compétences transversales renforcent l’efficacité thérapeutique et la qualité de la relation d’aide.
Gardons l’esprit critique
La psychothérapie n’est pas la seule voie d’aide.
En effet, il existe d’autres possibilités en fonction de votre situation :
- développement personnel,
- conseil psychologique,
- conseil en spiritualité,
- thérapies alternatives (psychogénéalogie, sophro-analyse…),
- coaching, etc.
Chaque méthode a son intérêt (voir ci-après), mais également sa limite, qui peut se résumer ici : l’importance de votre traumatisme.
Plus il est important, et plus la psychothérapie sera nécessaire, voire indispensable.
D’autre part, la réglementation protège les patient·e·s, mais peut parfois limiter l’accès à certaines approches complémentaires pourtant utiles.
Ainsi, une posture nuancée consiste à :
- reconnaître la valeur de la psychothérapie,
- rester ouvert à d’autres formes d’accompagnement,
- adapter l’aide au besoin réel de la personne.
Par exemple, le coaching est-il préférable ?
Le coaching peut être plus pertinent lorsque la demande concerne :
- un objectif professionnel,
- la prise de décision,
- la performance,
- ou encore la motivation.
Mais le coaching ne s’aventurera pas, là est sa principale limite, dans la résolution d’un traumatisme, puisque cela doit se régler en thérapie.
C’est le cas de Thomas qui souhaite évoluer professionnellement sans souffrance psychique particulière.
Autre exemple, le conseil psychologique est-il préférable ?
Le conseil psychologique est souvent adapté pour :
- une difficulté ponctuelle,
- une prise de recul,
- ou une orientation (personnelle ou professionnelle).
C’est le cas de Julie qui hésite entre deux choix de vie et souhaite un espace de clarification.
FAQ – Qu’est-ce que la psychothérapie ?
La psychothérapie est-elle efficace ?
Oui, de nombreuses études montrent son efficacité, surtout lorsque l’alliance thérapeutique est bonne.
Combien de séances faut-il ?
Cela dépend de l’objectif et de la méthode.
Puis-je changer de thérapeute ?
Oui, mais si vous ne vous sentez pas à l’aise, il est important d’en discuter avec votre thérapeute avant d’en changer. Notamment pour clarifier ce point : s’agit-il d’une résistance ?
Une thérapie en ligne est-elle efficace ?
Oui, lorsqu’elle est bien encadrée.
Comment trouver un thérapeute ?
Internet, recommandations, annuaires professionnels ou centres de formation.
Pour résumer
La psychothérapie est un espace de transformation permettant notamment de :
- soulager une souffrance,
- mieux se comprendre,
- changer des schémas répétitifs,
- développer ses ressources.
La méthode choisie compte, mais la qualité du lien thérapeutique reste essentielle.
Et surtout, la psychothérapie n’est pas une obligation, car l’important est de trouver le type d’accompagnement le plus juste pour vous.








