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Qu’est-ce que la kinésithérapie et comment agit-elle sur la douleur et la mobilité ?

Qu’est-ce que la kinésithérapie : exemple de mouvement réalisé par un kiné
Qu’est-ce que la kinésithérapie ? Exemple de soin par le mouvement

« Qu’est-ce que la kinésithérapie ? » est une question que l’on se pose souvent après une blessure, une opération ou face à des douleurs persistantes du dos, du genou ou de la nuque.

Comme le rappelle le Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, il s’agit d’une profession de santé réglementée inscrite dans le Code de la santé publique.

La kinésithérapie repose sur un principe simple mais puissant :

soigner par le mouvement.

À la croisée de la prévention, de la rééducation et du maintien des capacités fonctionnelles, elle accompagne chaque année des millions de patient·e·s, qu’il s’agisse de sportif·ve·s, de personnes âgées, d’enfants ou d’adultes en reprise d’activité.

Son objectif est clair :

restaurer la mobilité, diminuer la douleur et permettre à chacun·e de retrouver autonomie et qualité de vie.

Dans cet article, nous allons définir précisément ce qu’est la kinésithérapie, comprendre le rôle du ou de la kinésithérapeute, explorer ses indications, ses limites, sa formation et répondre aux questions les plus fréquentes.

Qu’est-ce que la kinésithérapie ?

La kinésithérapie est une discipline paramédicale préventive ou thérapeutique.

Elle utilise un grand nombre de techniques dans le but de donner ou de rendre à un sujet le geste et la fonction des différentes parties du corps.

Les techniques de cette thérapie par le mouvement, sont regroupées en deux grandes familles qui agissent sur l’organisme en lui imprimant des mouvements passifs ou actifs.

  1. La kinésithérapie passive fait appel à des techniques manuelles et instrumentales. Le sujet est passif et reçoit le travail du praticien : massages, mobilisations…
  2. La kinésithérapie active utilise différentes techniques de tonification musculaire. Le sujet est actif et effectue par lui-même les exercices proposés, contrôlés et dirigés par le·la praticien·ne : exercices musculaires aidés – en piscine par exemple – ou exercices avec résistance – avec charges directes par exemple.

Étymologie du terme kinésithérapie

Pour répondre à la « question qu’est-ce que la kinésithérapie ? », découvrons l’étymologie du terme.

Le mot « kinésithérapie » vient du grec ancien :

  • kinesis signifiant « mouvement »,
  • therapeia signifiant « soin » ou « traitement ».

La kinésithérapie est donc littéralement un soin par le mouvement.

Cette étymologie éclaire parfaitement sa pratique, à savoir restaurer ou améliorer la fonction corporelle grâce au mouvement, qu’il soit guidé, assisté ou produit activement par le·la patient·e.

Qu’est-ce qu’une thérapie (notamment manuelle) ?

Une thérapie est un ensemble de moyens destinés à traiter, soulager ou prévenir une affection.

Elle peut être médicamenteuse, chirurgicale, psychologique… ou manuelle, comme cela est le cas en grande partie pour la kinésithérapie.

Une thérapie manuelle implique un contact direct avec le corps :

  • mobilisations articulaires,
  • massages,
  • étirements,
  • ou encore techniques spécifiques visant à restaurer la mobilité ou diminuer la douleur.

En kinésithérapie, ces techniques sont intégrées dans une démarche globale de rééducation fonctionnelle.

Définition de la kinésithérapie

La kinésithérapie est une profession de santé réglementée en France.

Elle vise à prévenir, maintenir ou restaurer la mobilité et les capacités fonctionnelles d’une personne lorsque celles-ci sont altérées par :

  • une blessure,
  • une maladie,
  • un handicap,
  • une intervention chirurgicale,
  • ou encore le vieillissement.

Elle intervient notamment en orthopédie, traumatologie, neurologie, rhumatologie, pneumologie ou encore en rééducation post-opératoire.

Applications et bienfaits

Les applications de la kinésithérapie sont nombreuses :

  • rééducation après fracture ou entorse ;
  • réadaptation après chirurgie (prothèse de hanche, ligament croisé…) ;
  • prise en charge des lombalgies et cervicalgies – à ce propos, une revue systématique de la Cochrane Database of Systematic Reviews montre que les programmes d’exercices thérapeutiques améliorent légèrement la douleur et la fonction chez les adultes souffrant de lombalgie non spécifique – ;
  • rééducation respiratoire (chez l’enfant ou l’adulte) ;
  • rééducation neurologique après AVC, etc.

Parmi les bienfaits reconnus nous pouvons distinguer :

  • la diminution de la douleur,
  • l’amélioration de la mobilité,
  • la récupération de la force musculaire,
  • la prévention des récidives,
  • le maintien de l’autonomie.

Kinésithérapie versus physiothérapie

La physiothérapie est une discipline de santé qui vise à prévenir, évaluer et traiter les troubles du mouvement et de la fonction physique à l’aide de moyens physiques :

  • exercices thérapeutiques,
  • mobilisations,
  • massages,
  • électrothérapie,
  • thermothérapie, etc.

Elle cherche à restaurer la mobilité, réduire la douleur et améliorer l’autonomie du patient ou de la patiente.

Dans l’espace francophone, la différence avec la kinésithérapie est essentiellement terminologique et géographique :

  • En France, on parle de masseur-kinésithérapeute.
  • En Belgique, Suisse, Luxembourg, Québec et dans les pays anglophones, on parle plutôt de physiothérapeute (physiotherapist).

Le champ de compétences est globalement comparable.

Ce n’est donc pas seulement le lieu de pratique qui change, mais surtout le terme utilisé selon le pays, même si les cadres légaux et les modalités de formation peuvent varier légèrement d’un État à l’autre.

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Qu’est-ce qu’un kinésithérapeute ?

Le masseur-kinésithérapeute – ou la masseuse-kinésithérapeute – est un·e professionnel·le de santé diplômé d’État.

Pour mieux comprendre cette profession, voici quelques exemples de qu’iel fait concrètement.

Dans un premier temps, iel réalise un bilan kinésithérapique comprenant :

  • l’évaluation des amplitudes articulaires,
  • la mesure de la force musculaire,
  • l’analyse de la posture et du mouvement,
  • l’identification des douleurs.

À partir de ce bilan, iel met en place un programme de rééducation personnalisé.

Les séances peuvent inclure des :

  • massages thérapeutiques,
  • mobilisations articulaires,
  • exercices de renforcement,
  • étirements,
  • conseils posturaux,
  • ou encore un travail proprioceptif.

Les limites de son activité

Le ou la kinésithérapeute n’est pas médecin.

Iel ne pose donc pas de diagnostic médical et ne prescrit pas de médicaments.

En France, iel intervient généralement sur prescription médicale (sauf accès direct dans certains cas prévus par la loi).

Iel ne traite pas les pathologies relevant exclusivement d’une prise en charge médicale lourde ou chirurgicale.

5 bonnes raisons d’aller chez le kiné

1. Soulager une douleur persistante (dos, nuque, genou…).

2. Récupérer après une blessure ou une opération.

3. Prévenir l’aggravation d’un trouble musculo-squelettique.

4. Améliorer ses performances physiques.

5. Maintenir son autonomie en avançant en âge.

Restons critiques : les limites de la kinésithérapie

La kinésithérapie n’est pas une solution miracle.

Elle demande l’implication du patient ou de la patiente, notamment dans les exercices qui doivent être réalisés régulièrement, ce qui peut être limitant pour certaines personnes particulièrement occupées.

D’autre part, les résultats peuvent être progressifs et nécessiter plusieurs semaines ; il faut donc s’armer de patience.

De plus, certaines douleurs chroniques complexes nécessitent une prise en charge pluridisciplinaire (médecin, psychologue, centre anti-douleur).

Enfin, la qualité de la relation thérapeutique et l’adhésion au programme sont déterminantes.

Qu’est-ce que la microkinésithérapie ?

Cette méthode thérapeutique manuelle postule que le corps humain a la faculté naturelle de s’adapter ou de lutter contre différentes formes d’agressions :

  • émotionnelle,
  • microbienne,
  • traumatique,
  • virale…

Mais une agression peut parfois être la plus forte et laisser des traces au niveau du tissu corporel souvent source de symptômes.

La microkinésithérapie consiste à repérer manuellement ces traces, puis à stimuler les mécanismes naturels d’adaptation et de défense de l’organisme pour éviter la dégradation des tissus et en rétablir la fonction.

Il est important de préciser que la microkinésithérapie est une approche distincte de la kinésithérapie conventionnelle et que son niveau de validation scientifique fait l’objet de débats.

La formation des kinés

La formation initiale

En France, l’exercice de la profession nécessite l’obtention du Diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute.

La formation dure 5 ans, selon le modèle suivant :

1 année d’accès + 4 années en institut de formation.

Elle comprend des enseignements en :

  • anatomie,
  • physiologie,
  • biomécanique,
  • pathologies,
  • techniques de rééducation,
  • stages cliniques.

Par exemple, l’Université d’Aix-Marseille propose un cursus de niveau master en sciences de la réadaptation conduisant au diplôme d’État.

La formation continue

Les kinésithérapeutes ont une obligation triennale de développement professionnel continu (DPC).

Cela signifie qu’iels doivent suivre régulièrement des formations afin d’actualiser leurs connaissances et leurs pratiques.

D’autres formations complémentaires, comme celles que nous proposons (voir ci-dessous), peuvent également être nécessaires pour développer de nouvelles compétences.

Comment trouver son école de kiné ?

Plusieurs critères peuvent guider le choix de son école et notamment la :

  • reconnaissance officielle (diplôme d’État),
  • proximité géographique,
  • qualité des stages proposés,
  • réputation de l’établissement,
  • ou encore le coût de la formation.

Pour bien choisir, nous vous conseillons également de vous renseigner auprès d’ancien·ne·s étudiant·e·s et de consulter les résultats aux examens (pourcentage de validation) de l’école qui vous intéresse.

Nos formations

Pour les kinésithérapeutes souhaitant enrichir leur pratique, il peut être intéressant d’ajouter de nouvelles compétences complémentaires comme la :

Ces formations à distance permettent d’élargir son champ d’intervention, notamment dans l’accompagnement global du patient ou de la patiente, tout en respectant le cadre réglementaire de la profession.

FAQ

La kinésithérapie est-elle remboursée ?

Oui, lorsqu’elle est prescrite par un·e médecin, elle est prise en charge par l’Assurance Maladie selon les tarifs conventionnés.

Combien de séances faut-il ?

Cela dépend de la pathologie. En effet, une entorse légère peut nécessiter dix séances, alors qu’une rééducation post-opératoire davantage.

Peut-on consulter sans ordonnance ?

Dans certains cas spécifiques, l’accès direct est possible, mais la prescription reste la règle générale. Le mieux est donc de se renseigner à l’accueil du cabinet avant de consulter.

Quelle différence entre kiné et ostéopathe ?

Le ou la kinésithérapeute est un·e professionnel·le de santé diplômé d’État, l’ostéopathie est une profession distincte avec un cadre réglementaire différent.

Pour résumer

Répondre à la question « Qu’est-ce que la kinésithérapie ? » revient à comprendre qu’il s’agit d’un soin par le mouvement, exercé par un·e professionnel·le de santé diplômé d’État, visant à restaurer la mobilité et la fonction.

Préventive ou thérapeutique, active ou passive, elle occupe une place centrale dans la rééducation moderne.

Si elle possède ses limites, elle demeure un pilier essentiel de la prise en charge des troubles musculo-squelettiques et fonctionnels.

Laurent Bertrel est le fondateur d'Agoracadémie. Titulaire d'une licence en sciences humaines et sociales, d'une maîtrise et d'un master en psychanalyse, d'un master en études culturelles parcours études de genre, du DU connaissances générales de la personne âgée, il est aussi formé à différentes approches dont la PNL, la sophrologie, la relaxation, l'hypnose, le coaching, la méditation, les arts martiaux, etc. Auteur de plus de 40 ouvrages, dont 18 livres, il anime plusieurs formations sur Agoracadémie et répondra au message que vous allez laisser ci-dessous.

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