Qi Gong : définition, bienfaits et comment se former

Qu’est-ce que le Qi Gong ? Définition, pratiques, bienfaits et formations
Définition : qu’est-ce que le Qi Gong ?
Le Qi Gong – que l’on écrit aussi Chi Kung, Chi Gong ou que l’on rapproche du Dao Yin – est une pratique énergétique chinoise ancestrale issue des principes de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC).
Son objectif principal est de maintenir, renforcer ou rétablir la bonne circulation du Qi, l’énergie vitale qui anime l’ensemble des fonctions du corps et de l’esprit.
Le terme peut être traduit littéralement par « travail de l’énergie ».
En effet :
- Qi = énergie,
- et Gong = travail, maîtrise, discipline.
Il désigne donc un ensemble de méthodes visant à cultiver cette énergie vitale de manière consciente, progressive et structurée.
Le Chi Gong se pratique sous la forme d’une gymnastique douce, lente et relaxante, utilisant des :
- mouvements amples, fluides et continus,
- postures statiques ou dynamiques,
- auto-massages,
- et surtout un travail fin sur la respiration et l’attention.
Cette pratique est axée sur l’ajustement simultané :
- du corps,
- de la respiration,
- et de l’esprit.
L’un des grands atouts de cette méthode asiatique est qu’il peut être pratiqué à tout âge, sans condition physique particulière, et presque partout.
Il est souvent utilisé comme pratique de santé autonome, mais aussi comme préparation à d’autres disciplines, notamment le Tai Chi Chuan.
Note
Parler du Qi Gong – comme du Tai Chi Chuan – revient à ouvrir la porte des arts martiaux internes, qui peuvent être envisagés non pas seulement comme des pratiques martiales, mais aussi comme des outils thérapeutiques, éducatifs et de développement personnel, au même titre que certaines formes de yoga, de stretching ou même d’art-thérapie.

Qu’est-ce qu’un art martial interne ?
Un art martial interne désigne une famille de disciplines issues de la tradition chinoise qui mettent l’accent non pas sur la force musculaire, la vitesse ou la performance externe, mais sur le travail interne du corps et de l’esprit.
Contrairement aux arts martiaux dits « externes », centrés sur la puissance, la technique visible et l’explosivité, les arts martiaux internes privilégient la qualité du mouvement, la circulation de l’énergie, l’alignement postural et la présence mentale.
Parmi les arts martiaux internes les plus connus, on retrouve notamment :
- le Qi Gong,
- le Tai Chi Chuan
- et le Xing Yi Quan.
Ces pratiques reposent sur des principes communs :
- relâchement plutôt que tension,
- continuité plutôt que force brute,
- enracinement plutôt que rigidité.
Le travail se fait de l’intérieur vers l’extérieur, en développant une force dite « interne », issue de la coordination entre la respiration, l’intention et le mouvement.
Dans cette perspective, l’art martial interne ne vise pas prioritairement le combat, mais la transformation de l’individu :
- amélioration de la santé,
- régulation émotionnelle,
- stabilité psychique
- et efficacité du geste.
C’est pourquoi ces disciplines sont aujourd’hui largement utilisées comme outils de prévention, de bien-être et de développement personnel, tout en conservant leur profondeur martiale et philosophique.
Exemples concrets de pratique du Qi Gong
Le Qi Gong ne se résume pas à une seule méthode.
En effet, il existe des centaines de formes, traditionnelles ou contemporaines, chacune ayant des objectifs spécifiques.
Exemple 1 : la pratique de santé
Très répandu en Occident, il vise à :
- améliorer la vitalité générale,
- soutenir les grandes fonctions organiques,
- réduire le stress et la fatigue chronique.
On y retrouve par exemple :
- le Ba Duan Jin (les « huit pièces de brocart »),
- les cinq éléments,
- ou des séries simples axées sur la colonne vertébrale et la respiration.
Exemple 2 : la pratique médicale
Utilisé dans le cadre de la MTC, il sert à :
- accompagner des déséquilibres énergétiques,
- soutenir un processus de rééquilibrage global,
- renforcer le terrain plutôt que traiter un symptôme isolé.
Exemple 3 : le pratique martiale
Plus rare dans les cours grand public, il prépare le corps et l’esprit à :
- la stabilité,
- l’enracinement,
- la circulation interne de la force.
Il est souvent pratiqué en complément du Tai Chi Chuan ou d’autres arts martiaux internes.
5 bonnes raisons de pratiquer le Qi Gong
1. Préserver sa santé sur le long terme
Il s’inscrit dans une logique préventive, en renforçant le terrain énergétique plutôt qu’en intervenant uniquement lorsque les troubles sont installés.
2. Réduire le stress et apaiser le mental
Par le travail respiratoire et l’attention portée au mouvement, il favorise une régulation naturelle du système nerveux.
3. Réconcilier corps et esprit
Contrairement à des approches purement physiques ou purement mentales, il agit sur l’unité psychocorporelle.
4. S’adapter à tous les profils
Jeunes, seniors, sportifs, personnes en reprise d’activité, etc., la pratique est hautement adaptable à presque tous les profils.
5. Transmettre une pratique porteuse de sens
Se former au Qi Gong, c’est aussi s’inscrire dans une tradition structurée, avec une éthique, une progression et une cohérence pédagogique.
Qi Gong et Tai Chi Chuan : quelles différences concrètes ?
Bien que souvent confondus, le Qi Gong et le Tai Chi Chuan n’ont pas exactement la même finalité :
- le Qi Gong est avant tout une pratique de santé énergétique, parfois très simple, répétitive et accessible ;
- le Tai Chi Chuan est un art martial interne, codifié sous forme d’enchaînements longs et précis.
Exemple concret
Une séance de Qi Gong peut consister à répéter un même mouvement pendant 10 minutes, en affinant la respiration et les sensations internes.
Une séance de Tai Chi Chuan implique l’apprentissage progressif d’une forme complète, nécessitant mémoire, coordination et rigueur posturale.
Les deux pratiques sont complémentaires, le Chi Gong servant souvent de base ou de préparation au Tai Chi Chuan, la pratique de ce dernier vient aussi renforcer le premier.
Comment se former au Qi Gong pour enseigner ?
En France, l’enseignement des arts martiaux contre rémunération est encadré.
Il faut, à minima, avoir un CQP.
Par contre, l’enseignement sans rémunération reste libre, même si un brevet fédéral peut être un plus, notamment pour vous aider au niveau pédagogique.
Le CQP MAM Qi Gong
Le Certificat de Qualification Professionnelle Moniteur d’Arts Martiaux option Qi Gong permet :
- d’enseigner contre rémunération,
- dans un cadre associatif ou professionnel,
- avec une reconnaissance officielle.
Le DEJEPS
Le DEJEPS (Diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport) offre un niveau de qualification supérieur, orienté vers :
- la coordination de projets,
- la formation,
- et la direction de structures.
Ces diplômes sont délivrés sous l’égide de la Fédération Française des Arts Énergétiques et Martiaux Chinois (FFAEMC) → voir rubrique « Formation ».
Notez que le CQP MAM peut également s’obtenir via la Fédération Française de Karaté (FFKDA) → voir rubrique « Wushu / Arts martiaux chinois ».
Présentation de la Fédération Française (FFAEMC)
La FFAEMC est l’organisme officiel délégataire en France pour :
- le Chi Gong,
- le Tai Chi Chuan,
- et les arts martiaux chinois.
Elle structure les :
- formations,
- diplômes,
- certifications,
- passages de grades.
Elle joue un rôle central dans la professionnalisation et la reconnaissance de ces disciplines, tout comme la FFKDA, mais d’une manière plus limité au niveau des arts martiaux chinois.
Le DUAN : qu’est-ce que c’est ?
Si vous vous intéressez à l’enseignement, vous allez forcément entendre parler du DUAN.
Le DUAN est un système de grades techniques, comparable aux ceintures noires dans d’autres arts martiaux.
Dans les arts martiaux japonais on parle de DAN.
Il permet :
- d’évaluer le niveau de pratique,
- de structurer la progression,
- sans pour autant être obligatoire (pour l’instant du moins) pour pratiquer ou pour enseigner.
À mon avis : un regard critique sur le Qi Gong
Le Chi Gong est une pratique précieuse, mais il convient d’éviter :
- une approche trop mystifiée ou ésotérique,
- une transmission déconnectée des réalités corporelles occidentales,
- ou une promesse de « solution miracle ».
Comme toute pratique sérieuse, il gagne à être :
- incarné,
- progressif,
- et intégré dans une approche globale de la santé.

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Dans ma pratique et mes formations, le Chi Gong s’inscrit naturellement aux côtés de :
- la relaxation,
- la gestion du stress,
- et la sophrologie.
Cela, car ces approches partagent une même logique :
- conscience corporelle,
- régulation émotionnelle,
- autonomie de la personne.
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FAQ – Questions fréquentes
Qu’est-ce que le Qi Gong exactement ?
Une pratique énergétique chinoise visant à harmoniser le corps, la respiration et l’esprit.
Le Qi Gong est-il religieux ?
Non, il s’agit d’une pratique laïque, même si elle est issue d’une tradition philosophique.
Peut-on pratiquer le Qi Gong sans être souple ?
Oui, il s’adapte à toutes les morphologies.
Quelle différence entre Qi Gong et Tai Chi ?
Le Chi Gong est plus simple, donc sans doute plus accessible, et orienté vers la santé, alors que le Tai Chi est un art martial structuré.
Quels sont les livres à lire pour aller plus loin ?
- Joséphine Zöller, Qi Gong – exercices énergétiques de santé, Chariot d’or, 2016.
- Davina Delor, Qi Gong santé parfaite, Dervy, 1998.
En résumé
Le Chi Gong est une pratique énergétique accessible, profonde et structurée, visant la santé globale et l’équilibre psychocorporel.
À la croisée de la tradition et de la modernité, il constitue un outil précieux de prévention, de bien-être et de transmission, à condition d’être enseigné avec rigueur, discernement et cohérence.







