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Simplicité volontaire : et si nous vivions mieux avec moins ?

La simplicité volontaire est une manière de réfléchir à son mode de vie pour retrouver davantage de liberté, de temps et de sérénité en réduisant volontairement ce qui nous encombre, notamment la consommation excessive et le superflu.

Depuis plusieurs années, les notions de décroissance, de consommation responsable, de simplicité volontaire ou encore de sobriété heureuse prennent une place croissante dans les réflexions sur notre avenir.

Et pour cause : face à la surconsommation, au gaspillage des ressources naturelles et aux conséquences environnementales de nos modes de vie, encore largement démontrée lors de cet été 2026, une question devient incontournable : avons-nous réellement besoin de toujours plus pour vivre mieux ?

La réponse mérite au moins que nous prenions le temps d’y réfléchir.

Qu’est-ce que la simplicité volontaire ?

La simplicité volontaire consiste à choisir consciemment de vivre avec moins lorsque cela permet de vivre mieux.

Moins d’objets inutiles, moins d’achats impulsifs, moins d’accumulation, moins de sollicitations… mais potentiellement plus de temps, plus de liberté, plus de relations humaines et davantage de disponibilité pour ce qui compte réellement.

Attention toutefois : simplicité ne signifie pas pauvreté et volontaire ne signifie pas privation.

Il ne s’agit pas de renoncer à tout, de vivre dans une grotte humide ou de retourner à une époque où nous devions fabriquer nous-mêmes chacun de nos vêtements !

L’objectif est plutôt de faire des choix :

  • Que voulons-nous réellement conserver dans notre vie ?
  • Que pouvons-nous supprimer ?
  • Qu’est-ce qui nous apporte véritablement du bien-être et qu’est-ce qui ne fait que nous occuper, nous coûter de l’argent ou nous faire perdre du temps ?

La simplicité volontaire commence donc par une réflexion personnelle.

Mais cette notion s’inscrit également dans une histoire plus large, entre frugalité, sobriété et évolution de nos modes de consommation.

Pour aller plus loin, découvrez l’histoire de la simplicité volontaire, de la frugalité à la sobriété.

Simplicité volontaire et surconsommation : changer de logique

Dans notre article consacré à la surconsommation, nous avons vu comment l’accumulation de biens et les achats excessifs peuvent avoir des conséquences financières, sociales, sanitaires et environnementales.

La simplicité volontaire propose précisément de prendre le chemin inverse.

Plutôt que de se demander :

  • « Qu’est-ce que je pourrais encore acheter ? »

nous pouvons apprendre à nous demander :

  • « De quoi ai-je réellement besoin ? »

Cette question paraît évidente, mais elle peut être particulièrement efficace.

Une promotion peut nous donner envie d’acheter un produit dont nous n’avions jamais entendu parler quelques minutes auparavant.

Une publicité peut nous convaincre qu’un objet parfaitement fonctionnel est devenu dépassé.

Une nouveauté peut nous faire croire que notre équipement actuel ne correspond plus à notre époque.

Avant de sortir la carte bancaire, prenons donc quelques secondes pour respirer et réfléchir :

  • Est-ce un besoin ?
  • Une envie ?
  • Une habitude ?
  • Une récompense ?
  • Une compensation ?
  • Une influence extérieure ?

Comprendre la raison qui se cache derrière un achat permet déjà de reprendre une partie du contrôle.

La sobriété heureuse : vivre moins pour vivre mieux

La notion de sobriété heureuse rejoint cette démarche.

Elle repose sur l’idée qu’une vie plus sobre peut également être une vie plus riche, à condition de ne pas mesurer cette richesse uniquement à la quantité de biens que nous possédons.

Nous pouvons ainsi avoir moins de vêtements et mieux les choisir, moins d’objets et davantage les utiliser, moins de dépenses et plus de temps disponible.

La sobriété heureuse ne consiste donc pas à supprimer systématiquement tout ce qui procure du plaisir.

Il s’agit plutôt de rechercher un équilibre :

  • Manger avec plaisir sans gaspiller.
  • Voyager sans multiplier inutilement les déplacements.
  • Acheter un objet de qualité et le conserver longtemps.
  • Profiter d’un moment avec ses proches plutôt que de chercher systématiquement une nouvelle activité payante.

En résumé : moins de quantité, davantage de qualité.

Désencombrer sa vie

La simplicité volontaire peut commencer par quelque chose de très concret : faire le tri.

Nos logements sont parfois remplis d’objets que nous n’utilisons plus.

Certains sont conservés « au cas où », d’autres parce qu’ils ont une valeur sentimentale et beaucoup parce que nous n’avons jamais pris le temps de nous en séparer.

Pourquoi ne pas commencer par une pièce, un placard ou simplement un tiroir ?

Pour chaque objet, plusieurs possibilités existent :

  • le conserver parce qu’il est réellement utile ;
  • le réparer s’il peut encore servir ;
  • le donner ;
  • le vendre ;
  • le recycler lorsqu’il n’est plus utilisable ;
  • le partager avec d’autres personnes.

Désencombrer son environnement peut ainsi devenir un véritable exercice de réflexion sur ses habitudes.

Et parfois, nous découvrons que nous possédons beaucoup plus que ce dont nous avons besoin.

Acheter moins, mais mieux

La simplicité volontaire ne signifie pas qu’il faut arrêter d’acheter.

Certains achats sont indispensables, d’autres sont utiles et certains procurent simplement du plaisir.

Le problème apparaît lorsque l’achat devient automatique.

Pour limiter les achats impulsifs, plusieurs astuces simples peuvent être mises en place.

Vous pouvez, par exemple, instaurer un délai avant tout achat non indispensable.

Attendre vingt-quatre heures, quelques jours ou même quelques semaines permet parfois de constater que l’envie a disparu.

Une autre possibilité consiste à établir une liste de besoins avant de faire ses achats et à s’y tenir.

Enfin, lorsque l’achat est réellement nécessaire, privilégier un produit durable, réparable ou d’occasion peut être une excellente solution.

L’objectif n’est pas d’acheter le moins cher possible, mais de consommer de manière plus pertinente.

Retrouver du temps

Nous pensons souvent à la simplicité en termes matériels. Pourtant, notre vie peut également être encombrée par les activités, les notifications, les sollicitations et les engagements.

Simplifier sa vie peut donc aussi consister à apprendre à dire non.

Par exemple, non à une :

  • activité supplémentaire,
  • sollicitation inutile,
  • notification,
  • ou encore à l’obligation d’être constamment disponible.

Cette démarche peut permettre de récupérer quelque chose de particulièrement précieux : du temps.

Et que faisons-nous de ce temps retrouvé ?

Nous pouvons le consacrer à nos proches, à une activité créative, à la nature, à la lecture, au repos, au sport ou simplement… à ne rien faire.

Ne rien faire pendant un moment est parfois beaucoup plus utile que de chercher constamment à remplir son agenda.

La simplicité volontaire et la décroissance conviviale

La simplicité volontaire rejoint naturellement la décroissance conviviale évoquée dans notre précédent article.

Ces deux démarches ne cherchent pas uniquement à réduire la consommation.

Elles proposent également de développer d’autres formes de richesse.

Ainsi, pourquoi :

  • acheter seul·e ce que nous pourrions partager ?
  • remplacer un objet qui peut être réparé ?
  • accumuler des équipements utilisés seulement quelques fois par an ?
  • ne pas échanger des services avec nos voisin·e·s ou mutualiser certains objets ?

Le partage, le prêt, le troc, la réparation, l’achat d’occasion ou les échanges de services permettent de répondre à certains besoins sans augmenter systématiquement notre consommation de ressources.

C’est également une manière de recréer du lien.

La simplicité volontaire peut donc devenir conviviale : nous ne sommes pas obligé·e·s de tout faire seul·e·s.

Comment commencer simplement ?

Il n’est pas nécessaire de transformer toute sa vie du jour au lendemain.

Au contraire, une démarche progressive est probablement plus facile à maintenir.

Vous pouvez commencer par choisir un seul domaine :

  • les vêtements,
  • l’alimentation,
  • les achats en ligne,
  • les équipements électroniques
  • ou encore l’organisation de votre temps.

Pour ce faire, pendant quelques semaines observez vos habitudes sans chercher immédiatement à tout modifier :

  • Combien achetez-vous ?
  • Pourquoi ?
  • Que pourriez-vous éviter ?
  • Que pourriez-vous réparer, partager ou réutiliser ?

Puis choisissez quelques changements réalistes.

Mais attention, la simplicité volontaire est avant tout une démarche personnelle.

Par conséquent, ce qui fonctionne pour une personne ne conviendra pas nécessairement à une autre.

L’essentiel est donc de construire votre propre manière de simplifier votre vie.

Donc sans chercher à imposer cela à vos proches…

Vers une vie plus légère

La simplicité volontaire nous invite finalement à changer de perspective.

Nous pouvons continuer à croire que le bonheur se trouve dans l’accumulation, dans la nouveauté et dans la recherche permanente du « toujours plus ».

Ou nous pouvons expérimenter une autre voie : posséder moins, consommer avec davantage de discernement, prendre soin de ce que nous avons déjà et accorder plus de place aux relations, au temps et aux expériences.

C’est ici que la simplicité volontaire rejoint la sobriété heureuse : il ne s’agit pas de vivre moins, mais de vivre autrement.

Et cette démarche peut commencer par une décision très simple : avant de chercher ce qui pourrait entrer dans notre vie, regarder ce qui pourrait enfin en sortir.

Car alléger son quotidien, ce n’est pas nécessairement renoncer au plaisir.

C’est parfois simplement faire davantage de place à l’essentiel.

Dernière mise à jour de cet article le 4 septembre 2026.

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Laurent Bertrel est formateur, coach, thérapeute et le fondateur d'Agoracadémie. Titulaire d'une licence en sciences humaines et sociales, d'une maîtrise et d'un master en psychanalyse, d'un master en études culturelles parcours études de genre, du DU connaissances générales de la personne âgée et d'un DU en psychopathologie de l'enfant et de l'adulte, il est aussi formé à différentes approches dont la PNL, la sophrologie, la relaxation, l'hypnose, le coaching, la méditation, les arts martiaux, etc. Auteur de plus de 40 ouvrages, dont 20 livres, il anime plusieurs formations sur Agoracadémie et répondra au message que vous allez laisser ci-dessous.

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